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Rédiger une chronique littéraire : un exercice compliqué

J’imagine que vous vous demandez en quoi ça peut bien être si compliqué que cela de rédiger une chronique littéraire.
Il est vrai qu’à première vue, il s’agit d’un exercice plutôt facile à réaliser puisqu’il consiste à donner son avis sur une lecture.

En fait si j’ai eu envie d’écrire cet article, c’est bien parce que plusieurs fois j’ai eu des difficultés à rédiger mes chroniques, et j’avais envie de vous en faire part.

Pourquoi rédiger une chronique ?

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Les chroniques littéraires permettent de découvrir de nouveaux auteurs et de s’ouvrir à d’autres genres littéraires que son genre de prédilection.
Plusieurs livres qui se trouvent dans ma PAL (Pile à Lire), ou que j’ai déjà lus n’auraient peut-être jamais attiré mon attention si je ne les avais pas découverts sur Livraddict, Instagram, ou encore en lisant une chronique sur un blog.

Écrire une chronique permet de partager son ressenti et ses lectures avec d’autres personnes. C’est aussi une manière de faire vivre un peu plus longtemps un univers et des personnages que nous avons croisés pendant notre lecture. C’est aussi vouloir instaurer un échange avec vous autour d’un livre comme on le ferait dans un club de lecture.
Là où l’exercice se corse, c’est quand il s’agit d’écrire la critique en elle-même, qu’elle soit positive ou négative.

Chroniques positives et négatives : même combat !

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Aussi surprenant que cela puisse paraitre, rédiger une chronique négative est aussi compliqué (si ce n’est plus) que rédiger une chronique positive.
Après mes lectures, j’ai très souvent envie d’ouvrir mon espace personnel sur mon blog pour pouvoir partager mes avis avec vous. Je ne le fais pas, car écrire un billet sur le blog demande un minimum de préparation (prendre une photo du livre par exemple), et puis aussi parce que j’essaye de laisser passer quelques heures après une lecture.
Il arrive que mon sentiment sur un livre évolue un peu après une nuit de sommeil. Il est plus nuancé.
Pour garder tout de même une trace de mon impression première, je rédige toujours un petit commentaire sur le site Livraddict. J’utilise également depuis le début de l’année 2018 un « Book Lovers Journal », sorte de journal de bord dans lequel je note les renseignements sur le livre (auteur, édition, genre…), et où je rédige une sorte de brouillon de mes chroniques à venir sur le blog. (C’est d’ailleurs grâce à ce journal que j’arrive à écrire des chroniques plusieurs mois après la lecture du livre en question).

La décision de publier ou non une chronique sur le blog est toute personnelle. J’ai le plus souvent envie de chroniquer des livres que j’ai aimés plutôt que ceux qui m’ont laissé un avis plus mitigé.

C’est là que j’ai envie d’en venir : rédiger la chronique d’un livre que je n’ai pas aimé est plus difficile pour moi.

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Il est vrai que même pour un livre « coup de cœur », rédiger une critique n’est jamais simple : trouver les bons mots pour expliquer pourquoi j’ai aimé ma lecture, le faire sans trop en dire pour ne pas spoiler les visiteurs du blog.

Écrire une chronique négative, c’est prendre le risque d’être totalement à contre-courant.
J’ai par exemple chroniqué le livre Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy : un livre qui a été majoritairement aimé par les lecteurs et que je n’ai pourtant pas apprécié.
Ce n’est pas le fait d’avoir un avis différent de la majorité des gens qui est effrayant, c’est plutôt la crainte d’être totalement passée à côté d’une lecture, de n’avoir rien compris. Après tout, ce n’est pas très grave non plus de passer à côté d’une lecture, et c’est pourquoi quand je rédige une chronique j’essaye d’argumenter le plus possible mon avis, qu’il soit positif ou négatif (surtout quand il est négatif !)

Je suis souvent mal à l’aise quand je dois écrire sur une « mauvaise » lecture. Je pense à son auteur, je me dis que derrière un livre il y a une personne qui avait mis tout son cœur dans l’écriture alors que moi, je me permets de juger son travail.
J’ai vraiment de la peine quand ça arrive et c’est d’ailleurs pour cela que pour le moment vous trouverez plus facilement sur le blog des chroniques positives plutôt que des chroniques négatives.
Je vous avoue que j’ai un peu moins de scrupules dans ma critique quand il s’agit d’auteurs très connus contrairement aux jeunes auteurs.
Ce n’est peut-être pas spécialement mieux de réagir comme ça et c’est pour cette raison que j’essaye d’évoluer un peu et de proposer à l’avenir autant de critiques positives que de critiques négatives.

Pour conclure, retenez dans tous les cas que même si vous lisez une critique positive ou une critique négative sur un livre, vous êtes le seul juge !
Il vous appartient de vous faire votre propre avis. Les chroniques ne sont là que pour mettre en lumière une lecture ou un auteur et non pas pour figer dans le marbre l’avis d’une seule personne sur un livre.

Comment vous positionnez-vous face à ce sujet ? Trouvez-vous qu’il est plus facile d’écrire un avis sur une lecture que l’on a aimé ou sur celle que l’on a détesté ?
Vous arrive-t-il de ne pas écrire une chronique parce qu’un livre vous a vraiment trop déplu ou au contraire parce que vous l’avez tellement aimé que vous ne savez pas comment en parler ?

N’hésitez pas également à consulter le blog Saveur Littéraire qui a également écrit un très bon article sur ce sujet ! 

 

A propos de Booklets Of Kleio

Caroline, amoureuse d'Histoire, (ancienne stagiaire au Centre Historique Minier de Lewarde & ex agent d'accueil et de surveillance au Palais des Beaux Arts de Lille). Je suis depuis toujours passionnée de patrimoine avec une affection particulière pour celui du Val de Loire. J'ai beaucoup d'intérêt pour la culture en général : les musées, les expositions, la musique, la lecture, les séries tv...

3 commentaires sur “Rédiger une chronique littéraire : un exercice compliqué

  1. Superbe article, j’ai adoré !
    Personnellement, j’ai toujours plus de facilité, et davantage l’envie aussi, de chroniquer un livre que j’ai aimé. Mais parfois il arrive qu’une lecture me révolte à un point où, même si je suis en colère, je la rédige presque immédiatement, c’est assez vindicatif et après, ça m’aide à me calmer. Je dirais que ça me fait du bien 😛
    Il m’arrive aussi d’aimer beaucoup un livre mais de ne pas le chroniquer. Soit parce que j’ai égoïstement envie de garder pour moi ce que j’en ai pensé, soit parce que je ne ressens pas le besoin d’en parler malgré tout le côté positif.
    Tout ça pour dire que tu as totalement raison, nous sommes finalement les seuls juges 😀

    1. Bonjour Syl et merci beaucoup pour ton commentaire et ton partage d’expérience.
      C’est vrai que je n’ai pas pensé à ces autres cas de figure sur pourquoi ou non chroniquer un roman mais c’est très juste. Parfois on aimerait garder les personnages et l’histoire pour soi, c’est un peu étrange mais c’est le pouvoir de la lecture! Par contre pour ma part si je déteste vraiment un livre, je n’ai souvent pas envie d’écrire dessus pour pouvoir mieux l’oublier en fait lol. Il m’est d’ailleurs arrivé de refuser d’écrire une chronique sur Netgalley pour cette raison.
      A bientôt 🙂

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