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Végétarisme et Ethique : comment en suis-je arrivée là ?

J’ai évoqué dans mon article sur l’endométriose que c’est parce que je souffre de cette maladie que je suis devenue végétarienne. A première vue on ne comprend pas très bien le rapport.
En fait, j’étais à la recherche d’alternatives aux médicaments pour pouvoir mieux supporter les douleurs liées à l’endométriose.

Je n’aime pas devoir avoir trop recours aux antidouleurs, c’est pour cette raison que j’ai passé un après-midi sur internet à chercher ce qui pourrait m’aider. Je ne sais plus comme je m’y suis pris pour cette recherche mais je pense qu’en allant d’un lien à un autre je suis tombée sur le « régime anti-inflammatoire ». Pour faire simple, pour réduire les inflammations et donc les douleurs, il fallait réduire sa consommation en viande rouge, charcuteries, produits laitiers…etc

Ce que préconisait ce régime s’apparentant au végétarisme, j’ai fini par faire des recherches pour en savoir plus sur ce mode de vie. J’ai cherché des recettes et également des articles pour et contre le végétarisme (croyez-moi on peut facilement trouver tout et son contraire à ce sujet en fonction des sites internet).

De fil en aiguille, je suis tombée sur des articles concernant l’éthique animale : les élevages, le mode d’abattage des animaux, les maltraitances animales… J’en parlerai plus loin, mais c’est bien l’éthique qui m’a encore plus poussée à me lancer dans le végétarisme.

Je n’ai jamais beaucoup aimé la viande, bien que chez mes parents on en mangeait à tous les repas. Quand j’ai pris mon indépendance, j’ai continué à cuisiner comme j’avais appris à le faire chez mes parents donc il y avait toujours un peu de viande dans nos repas. Mais à part quelques plats, comme les lasagnes qui étaient mon plat favori, la viande n’a jamais été une évidence pour moi.
Quand j’ai commencé à envisager un mode de vie végétarien je ne me suis pas trop inquiétée de cette absence de viande, je me demandais surtout par quoi la remplacer. Je me suis donc documentée là-dessus, j’ai cherché des recettes et c’est toujours dans cet état d’esprit que je suis tombée un jour sur une chaîne youtube qui allait encore plus me pousser dans cette voie.

J’ai découvert la chaîne : CherryPepper et c’est en regardant la vidéo F.A.Q que je n’ai plus eu peur de me lancer véritablement (jusque là j’étais encore en transition, mangeant encore un peu de viande).

Par la suite, tout est allé très vite. Le jour où j’ai voulu arrêté la viande je n’en ai (presque) plus voulu (je me souviens d’ailleurs de mes 2 derniers repas carnés au tout début de mon végétarisme).
Bien entendu mon entourage n’a pas tout de suite compris et pensai certainement que ce n’était qu’une passade, que j’allais changer d’avis, me lasser et revenir à une alimentation « normale ».
Je crois qu’ils ont fini par se faire une raison même si de temps en temps on me fait encore la fameuse remarque : « mais tu va manger quoi ? » ; « déjà que tu ne mange plus rien » – oui car sans viande = rien … c’est tellement réducteur…
J’ai également de la chance que mon compagnon m’ait suivi dans cette évolution, sans ça, je pense que les choses auraient été plus compliquées à gérer.

Ce qui est le plus compliqué dans le végétarisme au quotidien, c’est de trouver de quoi manger quand on est à l’extérieur : au restaurant, ou le midi quand on veut manger sur le pouce. Pour le moment les alternatives « réelles » sont encore bien trop rares. En dehors de la salade fraicheur, du sandwich au fromage ou des plats de poisson (car oui, pour certains restaurateurs végétarien = sans viande alors que végétalien = sans poisson ; ce qui est une grossière erreur).
Un végétarien ne mange plus ni viande ni poisson mais peut encore consommer des laitages, des œufs, du miel.
Un végétalien ne consomme plus du tout de produits d’origine animale ce qui exclu donc le lait, les œufs et le miel.
Un Végane (ou vegan) est un végétalien pour qui son mode de vie est totalement éthique. Il refuse la souffrance animale en ne portant plus de vêtements qui utilisent des produits animaux : fourrure, cuir, colle animale (peut se retrouver dans les chaussures, les meubles). Il ne cautionne pas les spectacles avec des animaux ni la captivité (cirques, zoo, ballades en calèche ; équitation…)

Avec le végétarisme, j’ai découvert une autre façon de cuisiner et c’est ce qui est le plus génial, c’est encore plus dingue quand on s’intéresse à la cuisine intégralement végétale, donc végétalienne/végane. On est bien loin du cliché des « bouffeurs de graines » et « brouteurs de pelouse ».

La cuisine végétalienne est une cuisine inventive et savoureuse, pour peu qu’on prenne le temps de la découvrir et de l’expérimenter. Les véganes ont souvent creusé dans la cuisine asiatique pour trouver les bases de leur alimentation : le tofu, le seitan, le tempeh… les épices. Des techniques et des découvertes gustatives ont permis d’imaginer des alternatives aux œufs (aquafaba, l’utilisation de l’eau de cuisson des pois chiches), au fromage (l’utilisation de la noix de cajou, de la levure de bière et du miso, entre autre, pour leur goût fromagé permettant de réaliser des recettes de « fromage » végétal).
Je crois que je ne me suis jamais autant éclaté à faire la cuisine que depuis que je suis végétarienne et m’intéresse également au véganisme.

D’ailleurs, bien que je n’aime pas avoir une étiquette sur qui je suis réellement (végatarienne, végane…) la plupart du temps, on peut dire que je suis une végétarienne à tendances végane.

En effet, je mange et consomme végane dans la mesure du possible (je n’utilise pratiquement plus de lait, de crème fraiche, d’œufs, de beurre : j’ai tout remplacé par leurs alternatives végétales) ; j’essaye également de privilégier au maximum des achats de produits non testés sur les animaux (maquillage, chaussures, produits d’entretien…).

C’est donc bien par le végétarisme que j’en suis venue à me poser des questions sur notre consommation et nos modes de vie. J’avais envie d’en savoir plus sur le véganisme et l’éthique. Pour cela, je me suis documentée et j’ai lu plusieurs livres et articles à ce sujet. Le livre Vegan est celui qui m’a permis d’aller plus loin dans cette démarche et qui m’a fait prendre conscience de nombreuses choses.

Par exemple en ce qui concerne les zoos et les cirques avec animaux. Avant, je ne voyais pas le mal qu’il y avait à se rendre dans ces lieux, aujourd’hui mon regard à totalement changé sur ces activités.
Si certains zoos semblent faire de gros efforts pour le bien être des animaux, leur réintroduction dans leur milieu naturel, dans la majorité des cas ils ne sont là que dans un but financier. N’avez-vous jamais remarqué que certains animaux dans les zoos tournent en rond, sont seuls, s’ennuient dans des enclos bien trop petits pour leur espèce, leur morphologie et leur mode de vie au naturel ?
Quant au sujet des cirques, il me paraît aberrant qu’à notre époque on considère encore normal que des fauves, par exemple, vivent dans des cages de quelques mètres carrés où ils ne peuvent pas se déplacer à leur grés. Et je ne parle même pas des séances de dressage ! De quel droit des humains s’autorisent le fait d’imposer à des animaux des actions, et à se mettre en scène dans des spectacles ? Quand on voit que dans de nombreux pays les cirques avec animaux sont de plus en plus interdits, je trouve que c’est honteux que la France n’agisse pas non plus dans ce cas.
J’ai également appris et compris la notion de l’antispécisme. Qu’est-ce-que le spécisme ?
Le spécisme c’est dire que l’on aime les animaux (chat, chien, animaux en voie de disparition), et en manger certains. C’est considérer que la vie d’une vache a moins de valeur que celle d’un chien. Cette notion est celle qui souvent fait passer les gens de végétariens à végétaliens puis véganes.

Le végétarisme et le véganisme m’ont fait ouvrir les yeux sur notre pays. La France a un retard immense en ce qui concerne l’accès à une nourriture végéta*ienne et la défense des animaux. Je pense qu’une partie du problème est du au fait que notre pays soit célèbre dans le monde entier pour sa gastronomie et certaines de ses « traditions » comme le foie gras. Forcément ça ne rentre peut-être pas dans l’intérêt de certains professionnels qu’on laisse se développer un mode de vie sans viande…
La France ne semble pas non plus prendre en compte l’évolution du regard de la société sur les conditions de vie des animaux. J’espère vraiment que le pays finira par évoluer positivement sur ces questions.

Je pense que vous l’avez compris, vous ne trouverez pas sur ce blog des articles vantant une certaine gastronomie, ni certaines « traditions » régionales. Vous ne me verrez pas non plus vous conseiller des sorties où des animaux seraient utilisés ou en captivité. Il est possible que ça vous choque, et je peux le comprendre étant donné qu’il y a quelques années en arrière je pensais différemment.
Il existe de nombreux sites et blogs où vous pourrez lire des articles sur les zoos, les cirques, la cuisine régionale… mais ce ne sera pas sur ce blog.

De mon côté, j’essaye d’aller toujours plus loin dans ma démarche, dans ma consommation au quotidien. Je continue de me documenter et de suivre avec attention la parution de nouvelles études sur le véganisme et l’éthique. J’essaye de faire au mieux tout en sachant que ça peut prendre du temps et que je ne suis pas toujours parfaite.
Au quotidien, je fais en sorte de réduire au maximum la consommation de produits d’origine animale même si mon point faible est le fromage. Je sais que beaucoup de personnes sont dans ce cas. Je sais également que pour beaucoup de gens les véganes apparaissent au mieux comme des extraterrestres, au pire comme des personnes agressives. Non, les véganes ne sont pas fous, ce ne sont pas non plus des « bobo-gauchistes » comme on peut souvent le lire. Oui, certains se montrent agressifs et peu patients, ils ne donnent pas toujours envie de les écouter, mais fort heureusement il existe aussi des personnes formidables. De nombreux véganes font preuve de compassion, d’ouverture d’esprit et dégagent beaucoup de bienveillance, il suffit de les trouver et de mettre sur le côté les personnes qui dégagent des ondes négatives (ils nuisent aux véganes et surtout à la cause animale).

Je suis adhérente chez L214 et au Parti Animaliste. L214 pour qu’ils continuent leurs actions sur le terrain pour pouvoir montrer au plus grand nombre la réalité des conditions de vie et de mort des animaux. Au Parti Animaliste, non pas avec pour ambition qu’ils arrivent au pouvoir un jour, mais bien pour qu’ils puissent prouver aux politiciens et à une partie des Français que la cause animale est de plus en plus une priorité pour de nombreuses personnes en France et de part le monde.

J’essaye de soutenir un maximum quelques associations qui me touchent particulièrement. Il existe de nombreuses associations en France, et ailleurs, et il est malheureusement impossible pour moi de toutes les soutenir mais elles font toutes un travail remarquable. La souffrance animale est variée et nombreuse que la tâche s’avère souvent insurmontable, mais petit à petit, action après action on finira bien par faire avancer les choses.

Voici quelques associations que j’aimerai vous présenter, sachez qu’il en existe bien plus encore et qu’elles méritent toutes notre soutien, surtout pour les animaux :

Handi’cats : vient en aide aux animaux handicapés, en majorité des chats.
– Le refuge Groin-Groin : s’occupe des cochons d’élevage, souvent rescapés de l’abattoir.
– La ferme des rescapés : accueil et prise en charge d’animaux maltraités, rescapés des élevages…
Suzi Handicap Animal : s’occupe d’animaux lourdement handicapés.

Cet article est une manière pour moi d’aborder ce sujet, de vous faire comprendre de quelle manière j’ai évolué : pourquoi et comment. J’avais aussi envie de vous expliquer pourquoi je ne voulais pas parler de certains sujets : certaines activités, sorties que je ne cautionne plus à titre personnel. Pourquoi je n’aborderai pas la gastronomie « traditionnelle » à moins de vous présenter son alternative végétale. Vous comprendrez aussi mieux pourquoi je précise dans certains de mes articles s’il y a des menus végétariens dans certains restaurants dans les musées ou aux abords.
Je n’ai pas la prétention de vous demander d’adopter ce style de vie, simplement d’y réfléchir et de le voir sous un autre angle loin des clichés.

Avez-vous déjà testé la cuisine végétale ? Quels sont vos plats favoris ? Etes-vous engagé auprès de certaines associations ? N’hésitez pas à m’en parler dans les commentaires.

 

A propos de Booklets Of Kleio

Caroline, amoureuse d'Histoire, (ancienne stagiaire au Centre Historique Minier de Lewarde & ex agent d'accueil et de surveillance au Palais des Beaux Arts de Lille). Je suis depuis toujours passionnée de patrimoine avec une affection particulière pour celui du Val de Loire. J'ai beaucoup d'intérêt pour la culture en général : les musées, les expositions, la musique, la lecture, les séries tv...

2 commentaires sur “Végétarisme et Ethique : comment en suis-je arrivée là ?

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